Couleurs d’enfants : la clé de l’intégration était invité à la journée «lumière sur les inégalités» par l’Observatoire québécois sur les inégalités.

C’est dans le cadre de la journée «Lumière sur les inégalités» et portant sur le thème « l’impact de la pandémie sur la pauvreté au Québec », qui a eu lieu le 6 mai 2022 dernier, que l’organisme Couleurs d’enfants : la clé de l’intégration a été invité à alimenter un débat critique sur le thème de la pauvreté en examinant comment elle est pensée, vécue et traitée en contexte de COVID-19.

D’emblé, nous savons que la pandémie a créé un plus gros fossé entre les inégalités sociales et dans l’accessibilité des services. On pense entre autre aux parents monoparentaux, qui œuvrent ou non dans les services essentiels et qui ont un ou des enfants avec d’importants besoins.

Questions:

– Comment la pandémie a t-elle impactée la situation économique d’une mère ou d’un père monoparental lorsque les services de garde éducatifs sont fermés ou ne sont pas accessibles aux travailleurs  »non essentiel » , ce qui inclut  les services spécialisés , et que les mesures de distanciation sociale et avec leur famille immédiate sont rigides?

-Comment la pandémie a changé la situation économique d’une mère monoparentale immigrante, qui n’a aucune famille immédiate au Québec, qui n’est pas considérée comme un  »travailleur essentiel » mais doit tout de même aller travailler et n’a pas accès à la PCU?

– Quels impacts la pandémie a eu sur l’économie et sur la santé des familles qui ont eu accès ou non à la PCU, dans ce contexte inhabituel ou les services de garde éducatifs sont peu ou pas accessibles?

– Quels  impacts la pandémie a eu sur l’économie des parents monoparentaux , avec ou non un enfant avec d’importants besoins, ne faisant pas partie des «travailleurs essentiels» et n’ayant pas accès à la PCU?

– Quels impacts la pandémie a eu sur l’économie des intervenantes de la petite enfance, qui sont majoritairement des femmes, qui sont considérées comme des travailleuses essentielles et qui doivent elles aussi faire garder leur enfant d’âge scolaire par exemple? Et quels sont les impacts sur l’économie de ces intervenantes qui peuvent elles aussi être des mères monoparentales? 

L’écart «inégalité» entre homme et femme s’est élargie pendant la pandémie. Et la pénurie de main d’œuvre dans le domaine de la santé , en éducation et dans les services sociaux; des cadres de métier occupés majoritairement par des femmes, s’est accentué.

Ce sont ces questionnements qui demeurent sans réponse, que l’organisme Couleurs d’enfants : la clé de l’intégration avait apporté dans le cadre de cet événement et auprès des chercheurs issus de différentes communautés.